La rachianesthésie

Cette anesthésie permet la réalisation d’une chirurgie en insensibilisant seulement la partie inférieure de votre corps. Vous pourrez donc rester éveillé, regarder l’écran de retransmission d’une arthroscopie, discuter avec le personnel et le chirurgien, somnoler ou écouter de la musique …

Elle évite l’anesthésie générale à ceux qui souhaitent rester vigiles pour des raisons de confort ou de maitrise ainsi que pour ceux chez qui elle est risquée pour des raisons essentiellement respiratoires.

Elle ne peut être proposée que pour des chirurgies qui se pratiquent sous le niveau du nombril.

Vous serez placé sous monitoring comme tout patient au bloc opératoire. En position assise ou couché sur le côté selon votre confort et celui de l’anesthésiste, une « locale » de peau sera effectuée dans des mesures d’asepsie stricte (désinfection, port de masque et de gants). La technique consiste, en passant entre deux vertèbres lombaires basses (sous le niveau présumé de la moelle épinière), à injecter via une aiguille extrêmement fine et non traumatique un produit anesthésiant directement dans le liquide céphalorachidien entourant les racines nerveuses innervant le bas du corps. On ne laisse pas de cathéter, l’aiguille est directement enlevée et un sparadrap est placé sur l’orifice de ponction. Il doit être maintenu au sec et pourra être ôté le lendemain.

Les effets sont très rapides et se manifestent par une sensation de chaleur dans le bas du corps puis une immobilisation musculaire progressive et variable.

Selon le produit utilisé, la durée des blocs sensitif et moteur peut varier de 30 minutes à 2 heures voire plus.

Après la chirurgie, vous patienterez en salle de réveil jusqu’à ce que vous puissiez à nouveau mobiliser et ressentir vos jambes.

En chambre, le premier lever doit être prudent car le bassin reste engourdi plusieurs heures. D’ailleurs, on juge que l’anesthésie est complètement levée lorsque vous aurez uriné normalement.

La technique d’anesthésie est envisagée lors de la visite pré opératoire. Vous aurez alors tout loisir de poser les questions relatives à cette technique et à ses effets secondaires éventuels.

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