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Vaccination COVID

ACTUALITE Ce lundi 1er mars débute la phase de vaccination Covid-19 du personnel d’aide et de soins de la première ligne en province de Luxembourg. 
Médecins généralistes, infirmières à domicile, etc. doivent s’inscrire et venir se faire vacciner dans l’un des quatre centres de province, tous installés dans les hôpitaux de Vivalia. 

Plus d’info 
 

La vaccination contre le COVID débute en Belgique en ce mois de janvier 2021. 

Le vaccin est gratuit et se fait sur base volontaire.  
Vivalia répond à quelques unes des questions qui se posent aujourd'hui sur cette vaccination, notamment sur son déroulement pratique en province de Luxembourg. 

Le vaccin en pratique, en province de Luxembourg

Quelles sont les différentes phases du plan de vaccination ?

  • Le plan de vaccination massive contre le COVID en Belgique va s’étaler sur plusieurs mois. 
  • Il est organisé suivant plusieurs phases successives, conformément à la décision de la Conférence interministérielle de la santé. 
  • La priorité est donnée aux personnes les plus fragiles et aux soignants. 
  • La première phase, appelée « Phase 1A », cible les groupes à risques hautement prioritaires. Les premiers vaccinés sont les résidents et le personnel de la quarantaine de maisons de repos (et de soins) que compte notre province.
  • Cette première phase prévoit également la vaccination du personnel soignant des hôpitaux ainsi que de la médecine de première ligne (médecins généralistes, infirmiers à domicile, etc.). 
    Cette phase a débuté le 5 janvier. 
  • La deuxième phase, « Phase 1B », permet de vacciner un plus grand nombre de personnes au sein de la population belge. Cette fois, seront vaccinées les personnes : 
    • •    de plus de 65 ans ;
    • •    âgées de 45 à 65 ans présentant des facteurs à risques (diabète, obésité, maladies cardiovasculaires ou pulmonaires, hypertension, greffé, pathologies neurologiques graves, trisomiques, diabétiques de type 1 ou 2, porteur d’une tumeur maligne, etc) ;
    • •    certains individus âgés de 18 à 44 ans et présentant des risques très élevés en fonction de leur santé (tumeur cancéreuse hématologique, maladie chronique du foie ou des reins, patients en dialyse ou immunodéprimés, patients atteint du SIDA ou du syndrome de Down, etc) ;
    • •    exerçant des fonctions sociale et/ou économique dites essentielles.  
  • Cette phase suivra immédiatement la phase 1A et devrait pouvoir commencer au mois de mars. 
  • La troisième, et dernière phase prévue pour l’instant, la « Phase 2 », aura pour objectif de vacciner les autres patients à risque ainsi que l’ensemble de la population adulte qui le souhaite, le vaccin étant non obligatoire. Cette troisième phase ne pourra s’effectuer que lorsqu’un plus large approvisionnement de doses de vaccins, provenant de fabricants différents, sera disponible. Selon le calendrier de vaccination anti-Covid sorti récemment, le gouvernement semble néanmoins estimer que pour l'été 2021, le nombre de vaccins serait suffisant pour vacciner l'ensemble de la population (18 ans et plus).

Comment se déroule la vaccination (doses, délai) ?

  • La Belgique a préacheté cinq vaccins différents. À l'heure actuelle, trois vaccins sont autorisés et disponibles sur le marché belge : les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et le vaccin AstraZeneca. Le premier vaccin à dose unique – Johnson & Johnson – devrait, quant à lui, être approuvé le 11 mars par l’Agence européenne des médicaments.
  • Chaque personne se faisant vacciner recevra donc deux doses du vaccin à 21, 28 jours ou plusieurs semaines d’intervalle (selon le vaccin - Pfizer, Moderna ou AstraZeneca) sous forme d’une injection dans un muscle du haut du bras.
  • Les données récoltées lors des essais cliniques montrent qu’une protection de 50% contre le COVID apparaît 12 jours après la première dose, ce qui rend nécessaire l’injection de la deuxième pour obtenir une protection totale.
    A noter qu’après l’injection de chaque dose, la personne venant de se faire vacciner devra rester en observation durant 15 à 30 minutes, en présence d’un médecin.
  • Actuellement, aucune donnée sur le long terme ne permet de dire si un rappel du vaccin sera nécessaire ou non. Cependant, des études tendent à estimer que la durée de l’efficacité probable du vaccin varierait d’un à trois ans.

Quelles sont les différences entre les vaccins actuellement disponibles ?

  • De nombreuses différences existent entre ces trois vaccins : la plus notable étant les températures de conservation, le Pfizer devant être conservé à une température comprise entre -90° et -60 degrés, le Moderna entre -25° et -15 degrés tandis que l’AstraZeneca peut être conservé à la température d’un frigo normal, à savoir entre 2° et 8 degrés. 
  • L’autre différence majeure est la technologie utilisée par le vaccin : les vaccins Pfizer et Moderna sont tous deux des vaccins à ARN messager tandis que l’AstraZeneca est un vaccin à vecteur viral, c’est-à-dire utilisant comme support un autre virus, qui est peu virulent. Une fois injecté, il permet de stimuler l’immunité cellulaire de la personne recevant le vaccin.
  • L’intervalle entre les deux doses est également différent d’un vaccin à l’autre: pour le Pfizer, il faut respecter une durée de 21 jours, pour le Moderna, la période est fixée à 28 jours et enfin pour l’AstraZeneca, celle-ci peut varier de 4 à 12 semaines. L’OMS recommande cependant d’attendre au minimum 8 semaines entre les deux doses. En effet, plus l’intervalle temps est élevé, plus l’efficacité du vaccin est grande.

Où se fait-on/fera-t'on vacciner et par qui ?

  • Phase 1A1 : Les maisons de repos
  • Rappelons que la phase 1A de la vaccination a débuté le 5 janvier dernier à destination des résidents des maisons de repos (et de soins). Cette dernière se terminera fin février avec un bilan positif, selon les données chiffrées de l’AVIQ : le taux d’adhésion des résidents étant de 85% et celui du personnel de 77%.

  • Phase 1A2 : Les institutions collectives de soins
  • Le jeudi 28 janvier a marqué le début de la vaccination pour les résidents et le personnel des centres de jour ainsi que des structures accueillant des personnes de jour comme de nuit.
  • Phase 1A3 : Le personnel hospitalier
  • En ce qui concerne le début de la vaccination du personnel des soins de santé, celle-ci a débuté le lundi 18 janvier dans 4 hôpitaux belges. 
    Au niveau des hôpitaux généraux de Vivalia, elle a démarré le vendredi 22 janvier, avec une priorité donnée selon les types de services. Les tout premiers vaccinés sont celles et ceux travaillant dans les Urgences et les soins intensifs.
  • Phase 1A4 : Le personnel de la santé de première ligne et d'aide
  • Viennent enfin les professionnels de la santé de première ligne et d’aide, à savoir les médecins généralistes/spécialistes, les infirmières, les dentistes ainsi que les pharmaciens, les ambulanciers, les kinés, etc.
  • Cette vaccination a officiellement débuté ce lundi 1er mars sur 31 sites de vaccination. Ces derniers seront répartis dans 26 hôpitaux wallons et dans 5 centres de vaccination.
  • Au niveau de la province de Luxembourg, ce sont 4 hôpitaux de Vivalia qui serviront de sites de vaccination, à savoir les hôpitaux de Marche, de Libramont, de Bastogne et enfin d’Arlon. 
  • Les centres de vaccinations seront, quant à eux, localisés à Bierset (Liège), Ronquières (Hainaut), Louv’Expo (Hainaut) et le hall des sports de Tournai (Hainaut). Ces derniers feront office de « centres pilotes » avant le début de la vaccination du grand public, qui elle est prévue pour la fin du mois de mars.
  • Ce public recevra une invitation par email et par courrier sur laquelle sera indiqué deux sites de vaccination, proche de leur domicile.
  • Le premier centre de vaccination belge a ouvert ses portes le mardi 2 février à Bruxelles. Le mardi 17 février, c’est le plus grand centre de vaccination belge, situé au Heysel, qui a ouvert ses portes. Durant sa première semaine, ce sont 5.000 doses du vaccin d’AstraZeneca qui ont été inoculées. Il pourra accueillir, à terme, 112.000 vaccinations par mois.

Les centres de vaccination, c'est quoi ?

  • Voir la carte des centres de vaccination en Wallonie
  • La vaccination des phases suivantes, à savoir la Phase 1B et la Phase 2 qui concernent d'une part la population de plus de 65 ans ainsi que les personnes âgées de 18 à 65 ans présentant des facteurs à risque et d'autre part le reste de la population adulte souhaitant se faire vacciner, se déroulera dans des centres de vaccination qui seront répartis sur l’ensemble du territoire belge, au nombre de 200. 
  • La Wallonie bénéficiera de 40 centres de vaccination fixes répartis en 2 catégories distinctes : les centres majeurs (au nombre de 9, se trouvant près des grandes villes, et comprenant 10 lignes de vaccination) et les centres de proximité (31, plus petits, avec 2 lignes de vaccination). Des antennes de vaccination locales seront également mis en place pour combler le besoin des personnes ne sachant pas se déplacer aisément. Ces derniers seront au nombre de 13 et devraient prendre place dans des locaux bien définis qui seront précisés prochainement.
  • En Province de Luxembourg, ce sont six centres de vaccination fixes qui sont prévus. Le WEX, situé à Marche-en-Famenne, accueillera l’unique centre de vaccination majeur au sein de la province. Les quatre autres, considérés comme des centres de proximité, se trouveront, quant à eux, à Libramont (LEC), à Bastogne (à la Porte de Trèves), à Arlon (Hall polyvalent), à Virton (ancien garage Opel au Val d’Away) et à Bouillon. Au total, la Province de Luxembourg comptera donc 21 lignes fixes de vaccination. Des antennes de vaccination locales, au nombre de 6, verront également le jour mais la localisation de ces derniers doit encore être déterminée.
  • Ces centres de vaccination permettront de vacciner la population souhaitant se faire vacciner dans les plus brefs délais. Ils seront constitués d’une salle ou d’un box de vaccination ainsi que d’une salle d’attente, la surveillance durant 15 minutes après injection étant recommandée. Ces centres seront ouverts de 7h à 22h, 6 jours sur 7, ce qui permettra d’inoculer le vaccin à un grand nombre de personnes par jour, afin d’atteindre un taux élevé de personnes vaccinées, pour se rapprocher de l’immunité collective. D’après les derniers calculs venant de la task force vaccination, les 150 lignes de vaccination prévues en Wallonie permettront, sur une journée de 8h, de vacciner un total de 24.000 personnes par jour.
  • Les personnes éligibles à la vaccination de la phase 1B recevront par SMS ainsi que par la poste une convocation qui sera envoyée deux semaines avant la date de la première injection. Cette invitation contiendra trois pages. La première comportera un ticket électronique avec un code-barre, un QR code et un lien vers le site pour s’enregistrer. Sur la deuxième, une proposition de date et de lieu pour la vaccination. La dernière page, quant à elle, reprendra des informations sur le vaccin en lui-même. Le citoyen devra, ensuite, valider ou non cette proposition via une plateforme fédérale qui sera mise en place ou via un numéro de téléphone. 

Comment fonctionne le principe de gestion du vaccin par VIVALIA et sa distribution ?

  • Sur base du quota de vaccins qui lui est accordé par l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS), Vivalia commande le nombre de doses allouées aux producteurs Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca.
  • Celles-ci sont acheminées par une société spécialisée, dans des boites d’expédition thermique, et sont livrées et stockées dans nos différents hubs hospitaliers (Arlon pour le sud, Libramont pour le centre, Marche pour le nord ainsi que Bastogne). Actuellement, Vivalia compte trois hubs où sont stockés les vaccins Pfizer/BioNTech (Arlon, Libramont et Marche) et un hub où sont acheminés les vaccins Moderna (Bastogne).
  • vaccin_-_composition_shipper_box_schemaChaque hub reçoit des cartons enfermant chacun 195 fioles (des ampoules de verre qui contiennent chacune 5 doses, ou 6 si une seringue spéciale est utilisée pour le vaccin Pfizer et des ampoules de verre contenant chacune 10 doses pour le vaccin Moderna).
  • Le vaccin Pfizer/BioNTech est conservé dans des congélateurs spécifiques à une température comprise entre -60° et – 90 degrés. Le vaccin Moderna sera conservé à une température de -20 degrés, permettant une gestion de stockage plus simple en comparaison avec celui de Pfizer/BioNTech. Quant au vaccin AstraZeneca, il est quant à lui conservable entre 2° et 8 degrés, soit la température d’un frigo normal.
  • La liste des services considérés comme prioritaires (soins intensifs, urgences,…) durant cette première vague de vaccination du personnel, ainsi que le calendrier de vaccination sont établis par l’AVIQ (Agence wallonne pour une Vie de Qualité).
  • Nos pharmacies planifient alors le transport spécial du vaccin entre le hub hospitalier et les maisons de repos concernées. Le matériel d'injection (aiguilles et seringues) est intégré à la livraison.

Centres de vaccination en Wallonie

Carte des centres de vaccination COVID de Wallonie - MAJ 26/01/21

Le vaccin COVID, c'est quoi ?

Pourquoi se faire vacciner ?

  • Pour se protéger et protéger les autres ! 
  • La vaccination a pour but de préparer notre système immunitaire face à une potentielle contamination, de lui permettre de combattre le virus et donc, de diminuer les risques pour notre santé. 
  • Sur un plan collectif, se faire vacciner permet de réduire le nombre de contaminations en freinant la circulation du virus. Cela a pour effets directs de faire diminuer les statistiques, de protéger les autres – notamment les personnes les plus vulnérables – et de soulager les services de santé. La vaccination doit être partagée par le plus grand nombre d’individus pour pouvoir générer une immunité collective. Plus le nombre de personnes vaccinées sera important, moins le virus aura de possibilité de se propager et faisant ainsi en sorte que même ceux qui ne sont pas vaccinés auront moins de chance de tomber malade. Pour atteindre cet objectif de créer une immunité de groupe, il faut arriver à un taux de couverture vaccinale de 70% de la population belge adulte. 

Le vaccin est-il obligatoire ?

  • Il n’y a aucune obligation. Ce vaccin est administré sur base volontaire (et gratuit), il est donc mis à la disposition des celles et ceux qui souhaitent en bénéficier pour préparer leur système immunitaire à une contamination éventuelle. 
  • Une réflexion est en cours au sein de la Task Force Vaccination sur un protocole à établir concernant la possibilité pour celui/celle qui aurait dans un premier temps refusé le vaccin lors de la phase 1A et qui souhaiterait se faire vacciner par la suite. 

La vaccination pour qui ?

  • Si vous avez déjà été contaminé par le COVID, vous pouvez vous faire vacciner car aujourd’hui encore, on ne peut confirmer que vous êtes immunisé contre la maladie – des cas de réinfections ont été signalés - ni pour combien de temps. Il a néanmoins été confirmé qu'une personne ayant été infectée par le coronavirus présente des anticorps mais la durée de ceux-ci est variable en fonction de la sévérité des symptômes. Dès lors, le fait d'avoir contracté la maladie n'est pas une protection suffisante pour éviter le vaccin. Cependant un délai de trois mois à partir du début des symptômes doit être respecté avant d’être vacciné. En cas de persistance de symptômes sur un long terme, le vaccin ne doit pas être administré.
  • Par ailleurs, on ignore à l’heure actuelle si une nouvelle vaccination devra être effectuée chaque année.
  • Pour les femmes enceintes, faute de données suffisantes sur la sécurité des vaccins pendant la grossesse, il est recommandé de ne pas administrer de vaccin. Il est également déconseillé si une grossesse est désirée dans les prochains mois.
  • Le vaccin n’est pas systématiquement recommandé pour les enfants et les adolescents de moins de 16 ans, faute de données suffisantes à ce jour sur les facteurs de risques cliniques les concernant. 

Une personne vaccinée peut-elle encore infecter quelqu'un ?

  • Des études scientifiques menées actuellement tentent de répondre à cette question. L’effet d’un vaccin sur la transmission du virus n’est pas encore connu. 
  • La vaccination est un outil supplémentaire dans la lutte contre le COVID mais elle ne permet pas d’abandonner les mesures d’hygiène et de protection (distanciation, port du masque, utilisation du gel hydroalcoolique pour les mains) qui doivent donc être maintenus. 

Une troisième vague sera-t-elle encore possible une fois la campagne de vaccination commencée ? 

  • Le risque d’une troisième vague restera encore présent durant un certain temps. Si l’on veut arriver au stade de déclin de la pandémie, des millions de Belges, environ 70% de la population doivent se faire vacciner afin d’atteindre une immunité collective. 
  • Cependant, il faudra une certaine période avant d’arriver à ce chiffre de personnes vaccinées. Il faut, dès lors, continuer à vivre en respectant les mesures sanitaires mises en place pour essayer de limiter au maximum le risque d’une troisième vague de COVID-19.

Les vaccins actuels protègent-ils contre les variants/les formes mutées du coronavirus ?

  • À l’heure actuelle, aucune donnée ne prouve que les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna sont moins efficaces dans les cas des différents variants présents actuellement (britannique, sud-africain). Il est cependant possible que les vaccins actuels n’offrent pas le degré de protection maximum face à certaines mutations. Cependant, une étude prépubliée par un virologue anglais montre qu’une personne ayant reçu les deux doses du vaccin Pfizer/BioNTech a une réponse immunitaire suffisante pour contrer les variants anglais et sud-africain.

Un certificat de vaccination sera-t-il délivré ? 

  • Plusieurs pistes sont à l’étude actuellement concernant l’octroi ou non d’un document d’attestation aux personnes vaccinées. 
  • L’une d’entre elles étant la création d’une liste des citoyens vaccinés. L’outil appelé « Vaccinet » sera accessible par les citoyens et les professionnels de la santé sur une plateforme en ligne. 
  • Pour les citoyens, ceux-ci auront accès à cet outil via la plateforme masanté.be. Ils pourront y retrouver leur dossier médical et auront également la possibilité d’obtenir une preuve de vaccination. 
  • Pour les professionnels de la santé, durant cette première phase de la campagne de vaccination, ils devront y encoder les coordonnées des personnes vaccinées, le numéro du lot, le nom du vaccinateur, le lieu et date de la vaccination ainsi que les possibles effets secondaires afin d’assurer un suivi de vaccination des personnes de leur établissement. Cet outil contenant des informations médicales confidentielles, les professionnels de la santé ne pourront consulter, après identification, que la base de données reprenant leurs patients. Le respect de la confidentialité et de la sécurité étant donc assuré. 

Le vaccin est-il sûr ?

  • Tout vaccin doit suivre un processus de développement et d’approbation extrêmement contrôlé. Un nouveau vaccin ne peut être mis sur le marché européen que s’il a l’autorisation de l'EMA (Agence européenne des médicaments) sur base des essais cliniques et des preuves suffisantes établissant sa sécurité. Les données sont analysées par les experts de l’EMA et de l’AFMPS au niveau belge (Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé). 
  • Les experts analysent notamment la balance bénéfice-risque, les bénéfices pour la santé des personnes vaccinées devant être plus importants que les risques encourus et les effets secondaires.
  • Par ailleurs, après sa commercialisation, tout vaccin fait l’objet d’une surveillance tant sur le plan de la sécurité que de son efficacité. Aucune décision n’est donc définitive. 
  • Précisons également que le vaccin ne contient pas de virus vivant atténué ou inactivé. Il ne peut donc pas provoquer la maladie chez celui/celle qui le reçoit. 

Comment les vaccins ont-il pu être développés si rapidement ?

  • Le développement rapide du vaccin s’explique par plusieurs facteurs : la priorité qui lui a été accordée au niveau mondial tant par les producteurs que les chercheurs ou encore les gouvernements, l’émulation et la collaboration entre les équipes de chercheurs au sein du monde scientifique et les moyens financiers très importants qui ont été dégagés tant par le privé que le secteur public, les Etats et les grandes organisations mondiales. Autres éléments qui ont permis une avancée, le matériel génétique du virus a pu être identifié dès janvier et les études cliniques ont « bénéficié » de la propagation rapide du virus dans la population. 
  • Dans le processus de développement du vaccin, les différentes étapes qui habituellement se succèdent ont pu être menées simultanément. C’est le cas des phases de tests qui suivent les études de laboratoires. Mais si le temps dédié aux différentes étapes de développement a été réduit, aucune concession n’a été faite sur les exigences de qualité, de sécurité et d’efficacité. Par exemple, les essais cliniques (essais de phase 3) ont, dans ce cas, été menés sur un panel plus large que ce qui est fait d’habitude, 20 000 personnes ont été testées pour le vaccin de Pfizer en phase clinique – dont des représentants de groupes à risques, contre 3 000 à 5 000 personnes lorsque l’on teste généralement d’autres vaccins. 
  • Par ailleurs, les procédures de validation par les hautes instances internationales de la santé ont également été accélérées, notamment au niveau de l’Agence européenne du médicament qui a analysé les données et validé les processus en priorité. 
  • Si la performance a ainsi été améliorée dans le processus de développement et d’approbation du vaccin, toutes les étapes importantes ont pourtant été menées et l’approbation du vaccin en question par les organismes officiels répond aux mêmes exigences règlementaires strictes que celles des autres vaccins.  

Quels sont les effets secondaires du vaccin ? 

  • Selon le dernier rapport de l’AFMPS (l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé), en date du 22 février 2021, sur les 416.121 premières doses et 272.031 deuxièmes doses administrées, en Belgique, des vaccins contre le COVID-19, seul 1.038 notifications d’effets indésirables présumés associés à l’injection des vaccins Pfizer et Moderna ont été reportées, dont 244 considérées comme effet indésirable grave.
  • Comme tous les vaccins en injection intramusculaire, celui contre le COVID-19 peut provoquer chez certaines personnes des effets indésirables légers tels que de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête ou encore une réaction locale (douleur, rougeurs, gonflement) à l’endroit où le vaccin a été administré. Bénins, ces symptômes disparaissent sans aucune intervention médicale. Les études cliniques démontrent que la probabilité de développer ces effets secondaires est modérée.
  • A noter qu’une réaction plus sévère peut faire son apparition, même celle-ci est rare. Quant aux effets indésirables plus graves ou de longues durée, le risque est très faible mais ne peut être exclu. 
  • Il est important de souligner que, comparé à des vaccins pour d’autres maladies, celui contre le COVID-19 a été testé sur un plus grand nombre de personnes. Par exemple, celui de Pfizer a été testé sur 20.000 personnes en phase clinique contre 3.000 à 5.000 personnes pour d’autres vaccins. Les effets indésirables identifiés lors des essais cliniques sont repris dans la notice du vaccin, disponible ici.
    De plus, un système de surveillance européen spécial a été mis en place, via notamment un formulaire en ligne en cas d’apparition d’effet secondaire. Il est disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) qui analysera et partagera les résultats et données collectées afin d’intervenir si un signal d’alerte éventuel est détecté.

 

Plus d'informations ?

Pour plus d’informations sur la vaccination, vous pouvez consulter les sites suivants :

Vos réponses sur le vaccin avec le Docteur Pascal Pierre

Pourquoi se faire vacciner ? Tout le monde doit-il se faire vacciner ? Et pour les femmes enceintes ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Comment le vaccin a-t-il pu être concu dans un délai si court ? 

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

De quoi le vaccin nous protège-t-il ? Qu'en est-il des effets secondaires ? 

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Quels sont les différents vaccins ? Quels sont les risques liés au vaccin à ARN ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Comment se déroule concrètement la vaccination ? Pourquoi doit-on avoir deux doses du vaccin ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

En cas d'urgence

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100 : Pompiers
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070 245 245 : Centre Anti-Poisons

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