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Vaccination

La vaccination contre le COVID a débuté en Belgique en janvier 2021. Le vaccin est gratuit et se fait sur base volontaire.  
Vivalia répond à quelques-unes des questions qui se posent aujourd'hui sur cette vaccination, notamment sur son déroulement pratique en province de Luxembourg. 

Le vaccin en pratique, en province de Luxembourg

Comment se déroule la vaccination (nombre de doses, durée de la protection) ?

  • La Belgique a préacheté cinq vaccins différents. À l'heure actuelle, quatre vaccins sont autorisés et disponibles sur le marché belge : les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. 
  • Chaque personne se faisant vacciner recevra soit une dose, pour le vaccin Johnson & Johnson, ou deux doses du vaccin à plusieurs jours ou semaines d’intervalle (selon le vaccin – Moderna, Pfizer ou AstraZeneca), sous forme d’une injection dans un muscle du haut du bras.
  • Les données récoltées lors des essais cliniques montrent qu’une protection de 50% contre le COVID apparaît 12 jours après la première dose, ce qui rend nécessaire l’injection de la deuxième pour obtenir une protection totale.
    A noter qu’après l’injection de chaque dose, la personne venant de se faire vacciner devra rester en observation durant 15 à 30 minutes, en présence d’un médecin.
  • Actuellement, aucune donnée sur le long terme ne permet de dire si un rappel du vaccin sera nécessaire ou non. Cependant, des études tendent à estimer que la durée de l’efficacité probable du vaccin varierait d’un à trois ans. La programmation d’une éventuelle troisième dose ou dose de rappel pourrait être envisagée pour les personnes immunodéprimées ou atteintes d'un cancer.

Quelles sont les différences entre les vaccins actuellement disponibles (technologie, intervalle entre les doses) ?

  • De nombreuses différences existent entre ces quatre vaccins : la plus notable étant les températures de conservation, le Pfizer devant être conservé à une température comprise entre -90° et -60 degrés, le Moderna entre -25° et -15 degrés tandis que l’AstraZeneca peut être conservé à la température d’un frigo normal, à savoir entre 2° et 8 degrés, tout comme le vaccin Johnson & Johnson.
     
  • L’autre différence majeure est la technologie utilisée par le vaccin : les vaccins Pfizer et Moderna sont tous deux des vaccins à ARN messager tandis que les vaccins d’AstraZeneca et Johnson & Johnson sont, eux, des vaccins à vecteur viral, c’est-à-dire utilisant comme support un autre virus, qui est peu virulent. Une fois injecté, il permet de stimuler l’immunité cellulaire de la personne recevant le vaccin.
     
  • L’intervalle entre les deux doses est également différent d’un vaccin à l’autre : pour le Pfizer, il faut désormais respecter un délai entre 19 et 42 jours entre les deux doses, pour le Moderna, la période est fixée à 28 jours et enfin pour l’AstraZeneca, celle-ci peut varier de 4 à 12 semaines. L’OMS recommande cependant d’attendre au minimum 8 semaines entre les deux doses de vaccin AstraZeneca.
    En date du 12 mai 2021, sur base de l'avis de la Task Force Vaccination, les ministres de la Santé ont décidé, lors de la Conférence interministérielle, de raccourcir d'un mois le délai entre la première et la deuxième injection du vaccin d'AstraZeneca, pour le porter à 8 semaines. Le raccourcissement de la période n'a aucun impact sur la protection contre les formes de COVID-19 graves et l'hospitalisation. La deuxième injection réalisée après 8 ou 12 semaines assure la même protection durable à long terme. Ce raccourcissement du délai entre les deux doses s’applique uniquement aux nouvelles vaccinations (les personnes qui ont déjà reçu leur première injection et celles dont le rendez-vous pour la première injection a déjà été fixé recevront leur deuxième injection après 12 semaines).
    Cependant, dans le cadre de l'obtention du passeport vaccinal, les 5 centres de vaccination de la province de Luxembourg proposent aux personnes ayant déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca de raccourcir, si elles le souhaitent, leur délai d'attente jusqu'à leur seconde dose (dans la mesure du possible et en respectant les prescrits médicaux), de manière à être dans les conditions pour l'obtention du certificat Covid européen. Elles sont invitées à laisser leurs coordonnées via un formulaire disponible en ligne (www.covidluxembourg.be/az2) et seront recontactées en vue d'avancer leur rendez-vous pour leur seconde dose de vaccin.
    Depuis le 24 avril, seules les personnes de 41 ans et plus peuvent se faire administrer le vaccin AstraZeneca.
    A partir du 7 juin, la Wallonie n'injecte plus (en tout cas provisoirement) de première dose du vaccin AstraZeneca, afin de réserver aux secondes injections les doses disponibles et devant encore être livrées.
     
  • Le vaccin Johnson & Johnson est, quant à lui, bien différent des autres, étant un vaccin à dose unique. En date du 27 mai, la Conférence Interministérielle (CIM) Santé publique a décidé d’administrer de manière temporaire le vaccin Janssen (Johnson & Johnson) à la population générale de 41 ans et plus. Pour permettre aux personnes qui le souhaitent d'obtenir plus rapidement leur passeport vaccinal, les centres de vaccination de la province de Luxembourg proposent aux personnes de plus de 41 ans qui n'ont pas encore reçu de première dose d'un autre vaccin, de prendre un rendez-vous pour une vaccination à une seule dose avec le vaccin Johnson & Johnson via un formulaire en ligne (www.covidluxembourg.be/JJ).
     
  • Depuis mi-juillet, afin de favoriser encore davantage l'accès à la vaccination, les personnes qui souhaitent avancer leur 2ème dose de vaccin Pfizer peuvent se rendre au centre de vaccination à partir du 19ème jour après leur 1ère dose, munies de leur carte d’identité et de leur carte de vaccination. Elles recevront leur 2ème dose.
     
  • Toute personne qui n’a pas pu se présenter à son rendez-vous pour la 2ème dose de vaccin est invitée à se rendre, dès qu'elle le peut, au centre de vaccination (avec sa carte d'identité et sa carte de vaccination). Une 2ème dose, même administrée avec retard, reste efficace en termes de protection.

Comment et où se fait-on vacciner ?

  • La vaccination est effectuée dans les centres de vaccination répartis sur l'ensemble du territoire wallon, indépendants des hôpitaux de Vivalia.
  • Les personnes concernées reçoivent une invitation à se faire vacciner par SMS, par email ou par courrier postal. Sur cette invitation se trouve un code à 16 chiffres uniques permettant à la personne de s’inscrire pour la vaccination, via le site internet www.jemevaccine.be où une plateforme est spécifiquement dédiée à la prise de rendez-vous. Un call-center spécifique à la vaccination est également disponible et a pour but de répondre aux questions de la population lors de la réception de leur convocation.
  • Tout citoyen souhaitant se faire vacciner peut s’inscrire sur la plateforme Qvax afin de bénéficier d’une dose de vaccin non-utilisée. Il suffit de compléter un document et d’inscrire les disponibilités pour la semaine à venir. Une fois inscrit, le citoyen sera placé sur une liste d’attente et sera contacté par le centre de vaccination choisi si une dose est disponible.
  • Les personnes qui hésitaient, ont laissé leur code se périmer, celles qui ont égaré leur invitation ou qui n’auraient pas reçu le courrier qui leur était destiné, etc. qui habitent en Wallonie et souhaitent se faire vacciner peuvent appeler le numéro gratuit 0800/45 019 : un rendez-vous dans un centre de vaccination leur sera rapidement donné.
     
  • Depuis le lundi 21 juin, il est possible de se présenter pour se faire vacciner, sans avoir pris rendez-vous, dans l'ensemble des centres de vaccination de la province de Luxembourg, avec sa carte d'identité. Les 5 centres accueillent également les jeunes de 12 à 15 ans (sans facteurs de comorbidité) sans rendez-vous. Ils doivent au minimum être accompagnés d’un parent ou d’un tuteur légal. Un formulaire d’autorisation à la vaccination devra être signé (fourni dans le centre) avant toute administration du vaccin.
     
  • Les horaires des centres de vaccination sont disponibles sur le site www.covidluxembourg.be.
     
  • 4 centres de vaccination de la province de Luxembourg fermeront leurs portes dans le courant du mois d'août.
    > Virton et Bastogne : fermeture le 14 août (dernières 1ères doses administrées au plus tard le 24 juillet)
    > Marche : fermeture le 26 août (dernières 1ères doses administrées au plus tard le 5 août)
    > Arlon : fermeture le 28 août (dernières 1ères doses le 7 août)
    > Libramont : le centre restera ouvert avec une activité réduite à déterminer
    Il sera possible de recevoir la 1ère dose dans un centre, après la date théorique de fin de 1ère dose, et de recevoir sa 2ème dose à Libramont.
    C'est principalement le vaccin Pfizer qui est administré, un délai entre 19 et 42 jours doit être respecté entre les deux doses.
     
  • Chaque citoyen peut par ailleurs se rendre sur le site MaSanté.be (valable en Wallonie et à Bruxelles) et cliquer sur l’onglet « vaccination » pour y voir les dates de vaccination, le nom du vaccin et le numéro de lot.

Les centres de vaccination, c'est quoi ?

  • La Wallonie bénéficie actuellement de 40 centres de vaccination fixes répartis en 2 catégories distinctes : les centres majeurs (au nombre de 9, se trouvant près des grandes villes, et comprenant 10 lignes de vaccination) et les centres de proximité (31, plus petits, avec 2 lignes de vaccination).
    Des antennes de vaccination sont venues se rajouter afin d’apporter des solutions à la population plus éloignées des centres de vaccination « fixes ». 
    Depuis fin mai, la Wallonie a activé un nouveau levier pour augmenter la capacité de ses sites de vaccination : 75 lignes supplémentaires de vaccination seront ainsi progressivement déployées sur l’ensemble du territoire, dans les centres existants qui offrent suffisamment d’espace d’adaptation. La Wallonie comptera au total 232 lignes de vaccination.
  • En province de Luxembourg, cinq centres de vaccination fixes sont ouverts. Le WEX, situé à Marche-en-Famenne, accueille l’unique centre de vaccination majeur au sein de la province (3 lignes de vaccination y ont été ajoutées début mai). Les quatre autres, considérés comme des centres de proximité, se trouvent, quant à eux, à Libramont (LEC), à Bastogne (à la Porte de Trèves), à Arlon (Hall polyvalent) et à Virton (ancien garage Opel au Val d’Away). L’antenne de vaccination, quant à elle, se situait à Bouillon (Hall sportif) et a fermé ses portes durant la 1ère quinzaine de juillet.
  • 4 centres de vaccination de la province de Luxembourg fermeront leurs portes dans le courant du mois d'août.
    > Virton et Bastogne : fermeture le 14 août (dernières 1ères doses administrées au plus tard le 24 juillet)
    > Marche : fermeture le 26 août (dernières 1ères doses administrées au plus tard le 5 août)
    > Arlon : fermeture le 28 août (dernières 1ères doses le 7 août)
    > Libramont : le centre restera ouvert avec une activité réduite à déterminer
    Il sera possible de recevoir la 1ère dose dans un centre, après la date théorique de fin de 1ère dose, et de recevoir sa 2ème dose à Libramont.
    C'est principalement le vaccin Pfizer qui est administré, un délai entre 19 et 42 jours doit être respecté entre les deux doses.

Le vaccin COVID, c'est quoi ?

Pourquoi se faire vacciner ?

  • Pour se protéger et protéger les autres ! 
  • La vaccination a pour but de préparer notre système immunitaire face à une potentielle contamination, de lui permettre de combattre le virus et donc, de diminuer les risques pour notre santé. 
  • Sur un plan collectif, se faire vacciner permet de réduire le nombre de contaminations en freinant la circulation du virus. Cela a pour effets directs de faire diminuer les statistiques, de protéger les autres – notamment les personnes les plus vulnérables – et de soulager les services de santé. La vaccination doit être partagée par le plus grand nombre d’individus pour pouvoir générer une immunité collective. Plus le nombre de personnes vaccinées sera important, moins le virus aura de possibilité de se propager et faisant ainsi en sorte que même ceux qui ne sont pas vaccinés auront moins de chance de tomber malade. Pour atteindre cet objectif de créer une immunité de groupe, il faut arriver à un taux de couverture vaccinale de 70% de la population belge adulte. 

Le vaccin est-il obligatoire ?

  • Il n’y a aucune obligation. Ce vaccin est administré sur base volontaire (et gratuit), il est donc mis à la disposition des celles et ceux qui souhaitent en bénéficier pour préparer leur système immunitaire à une contamination éventuelle. 

Que se passe-t-il en cas de refus de vaccination ?

  • Lorsqu’une personne reçoit l’invitation à aller se faire vacciner, soit elle accepte les modalités du rendez-vous proposé, soit elle prend un autre rendez-vous, en fonction du modèle de la région dans laquelle elle habite. Cependant, dès que la personne signale qu’elle ne souhaite pas se faire vacciner, elle sort de la campagne de vaccination et ne sera plus sollicitée par un rappel ou par une nouvelle invitation. Cela relève du droit fondamental de vouloir disposer, ou non, de la vaccination.

La vaccination pour qui ?

  • Si vous avez déjà été contaminé par le COVID, vous pouvez vous faire vacciner car aujourd’hui encore, on ne peut confirmer que vous êtes immunisé contre la maladie – des cas de réinfections ont été signalés - ni pour combien de temps. Il a néanmoins été confirmé qu'une personne ayant été infectée par le coronavirus présente des anticorps mais la durée de ceux-ci est variable en fonction de la sévérité des symptômes. Dès lors, le fait d'avoir contracté la maladie n'est pas une protection suffisante pour éviter le vaccin. Cependant un délai de trois mois à partir du début des symptômes doit être respecté avant d’être vacciné. En cas de persistance de symptômes sur un long terme, le vaccin ne doit pas être administré.
  • Par ailleurs, on ignore à l’heure actuelle si une nouvelle vaccination devra être effectuée chaque année. L'évidence scientifique n'est pas encore acquise non plus en ce qui concerne une éventuelle troisième dose ou dose de rappel mais, selon la Ministre wallonne de la Santé, cela pourrait être envisagé pour les personnes immunodéprimées ou atteintes d'un cancer.
  • Les femmes enceintes, et ce depuis le début du mois de mai, sont placées comme prioritaires pour la vaccination. Dès lors, les médecins traitants pourront les placer sur la liste des personnes à vacciner prioritairement. De plus, dans un avis datant de fin avril, le Conseil supérieur de la Santé estime que les femmes enceintes devraient être vaccinées avec un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna) en raison du risque accru de Covid-19 sévère pour la mère.
  • A partir du 14 juin, les jeunes de 16-17 ans recevront une invitation à la vaccination et pourront prendre rendez-vous pour recevoir une première dose avec le vaccin Pfizer, approuvé pour cette tranche d'âge par l'Agence européenne du médicament. Les adolescents à risque seront prioritaires.
  • Les ministres de la Santé réunis en Conférence interministérielle (CIM) ont décidé, en date du 23 juin 2021, d'autoriser la vaccination contre le coronavirus des jeunes de 12 à 15 ans (compris) présentant des facteurs de comorbidité, avec le vaccin de Pfizer/BioNTech.
  • Le 7 juillet 2021, la Conférence interministérielle Santé publique a donné son feu vert à la vaccination de tous les jeunes de 12 à 15 ans sur base du vaccin Pfizer/BioNTech, suivant ainsi l'avis favorable du Conseil Supérieur de la Santé. La vaccination devra se faire sur base volontaire et sous réserve de l'accord parental ou du tuteur légal du jeune, à partir d'une information accessible, compréhensible et adaptée pour les enfants et leurs parents.

Une personne vaccinée peut-elle encore infecter quelqu'un ?

  • Des études scientifiques menées actuellement tentent de répondre à cette question. L’effet d’un vaccin sur la transmission du virus n’est pas encore connu. 
  • La vaccination est un outil supplémentaire dans la lutte contre le COVID mais elle ne permet pas d’abandonner les mesures d’hygiène et de protection (distanciation, port du masque, utilisation du gel hydroalcoolique pour les mains) qui doivent donc être maintenus. 

Une personne vaccinée pourra-t-elle encore se faire tester positive au COVID-19 ?

  • Après une vaccination, une période comprise entre 10 à 14 jours est nécessaire pour que l’organisme produise les anticorps pour combattre le virus. Dès lors, si la personne vaccinée a été en contact avec le COVID-19 avant ou peu de temps après l’injection de la première dose du vaccin, il est possible que l’infection se produise.
  • Raison pour laquelle les personnes vaccinées doivent continuer à respecter les mesures sanitaires actuelles, le vaccin contre le COVID-19, comme les autres, n’offrant pas une protection absolue.

De nouvelles vagues seront-t-elles encore possibles une fois la campagne de vaccination commencée ?

  • Le risque d’une nouvelle vague épidémique restera encore présent durant un certain temps. Si l’on veut arriver au stade de déclin de la pandémie, des millions de Belges, environ 70% de la population doivent se faire vacciner afin d’atteindre une immunité collective. 
  • Cependant, il faudra une certaine période avant d’arriver à ce chiffre de personnes vaccinées. Il faut, dès lors, continuer à vivre en respectant les mesures sanitaires mises en place pour essayer de limiter au maximum le risque d'une nouvelle vague de COVID-19.

Les vaccins actuels protègent-ils contre les variants/les formes mutées du coronavirus ?

  • L’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé début juillet qu'à l'heure actuelle, "il semble que les quatre vaccins approuvés dans l'Union européenne protègent contre toutes les souches circulant en Europe, y compris le variant Delta".

Un certificat de vaccination sera-t-il délivré ? 

  • Le certificat COVID numérique de l’UE a pour objectif de faciliter la libre circulation en toute sécurité des citoyens au sein de l’UE durant la pandémie de COVID-19. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2021.
  • Gratuit, le certificat COVID numérique atteste qu'une personne a, soit été vaccinée, soit reçu un résultat de test négatif, ou soit acquis une immunité suite à une infection dont elle s'est rétablie.
  • L'application gratuite permettant d'obtenir ce certificat est disponible en Belgique depuis le 16 juin ("CovidSafeBe" - téléchargement via les appstores des téléphones).
  • Il est également possible d'obtenir le certificat sous format papier.
  • Plus d'informations sur le site CovidSafeBe et sur le site internet de l'Agence wallonne pour une Vie de Qualité (AVIQ).

Le vaccin est-il sûr ?

  • Tout vaccin doit suivre un processus de développement et d’approbation extrêmement contrôlé. Un nouveau vaccin ne peut être mis sur le marché européen que s’il a l’autorisation de l'EMA (Agence européenne des médicaments) sur base des essais cliniques et des preuves suffisantes établissant sa sécurité. Les données sont analysées par les experts de l’EMA et de l’AFMPS au niveau belge (Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé). 
  • Les experts analysent notamment la balance bénéfice-risque, les bénéfices pour la santé des personnes vaccinées devant être plus importants que les risques encourus et les effets secondaires.
  • Par ailleurs, après sa commercialisation, tout vaccin fait l’objet d’une surveillance tant sur le plan de la sécurité que de son efficacité. Aucune décision n’est donc définitive. 
  • Précisons également que le vaccin ne contient pas de virus vivant atténué ou inactivé. Il ne peut donc pas provoquer la maladie chez celui/celle qui le reçoit. 

Comment les vaccins ont-il pu être développés si rapidement ?

  • Le développement rapide du vaccin s’explique par plusieurs facteurs : la priorité qui lui a été accordée au niveau mondial tant par les producteurs que les chercheurs ou encore les gouvernements, l’émulation et la collaboration entre les équipes de chercheurs au sein du monde scientifique et les moyens financiers très importants qui ont été dégagés tant par le privé que le secteur public, les Etats et les grandes organisations mondiales. Autres éléments qui ont permis une avancée, le matériel génétique du virus a pu être identifié dès janvier et les études cliniques ont « bénéficié » de la propagation rapide du virus dans la population. 
  • Dans le processus de développement du vaccin, les différentes étapes qui habituellement se succèdent ont pu être menées simultanément. C’est le cas des phases de tests qui suivent les études de laboratoires. Mais si le temps dédié aux différentes étapes de développement a été réduit, aucune concession n’a été faite sur les exigences de qualité, de sécurité et d’efficacité. Par exemple, les essais cliniques (essais de phase 3) ont, dans ce cas, été menés sur un panel plus large que ce qui est fait d’habitude, 20 000 personnes ont été testées pour le vaccin de Pfizer en phase clinique – dont des représentants de groupes à risques, contre 3 000 à 5 000 personnes lorsque l’on teste généralement d’autres vaccins. 
  • Par ailleurs, les procédures de validation par les hautes instances internationales de la santé ont également été accélérées, notamment au niveau de l’Agence européenne du médicament qui a analysé les données et validé les processus en priorité. 
  • Si la performance a ainsi été améliorée dans le processus de développement et d’approbation du vaccin, toutes les étapes importantes ont pourtant été menées et l’approbation du vaccin en question par les organismes officiels répond aux mêmes exigences règlementaires strictes que celles des autres vaccins.  

Quels sont les effets secondaires du vaccin ? 

  • Selon le dernier rapport de l’AFMPS (l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé), en date du 1er juillet 2021, sur 6.953.308 personnes qui ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre la COVID-19, 21.677 rapports d’effets indésirables ont été notifiés via le formulaire de notification en ligne.
  • Comme tous les vaccins en injection intramusculaire, celui contre le COVID-19 peut provoquer chez certaines personnes des effets indésirables légers tels que de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête ou encore une réaction locale (douleur, rougeurs, gonflement) à l’endroit où le vaccin a été administré. Bénins, ces symptômes disparaissent sans aucune intervention médicale. Les études cliniques démontrent que la probabilité de développer ces effets secondaires est modérée.
  • A noter qu’une réaction plus sévère peut faire son apparition, même celle-ci est rare. Quant aux effets indésirables plus graves ou de longue durée, le risque est très faible mais ne peut être exclu. 
  • Il est important de souligner que, comparé à des vaccins pour d’autres maladies, celui contre le COVID-19 a été testé sur un plus grand nombre de personnes. Par exemple, celui de Pfizer a été testé sur 20.000 personnes en phase clinique contre 3.000 à 5.000 personnes pour d’autres vaccins. Les effets indésirables identifiés lors des essais cliniques sont repris dans la notice du vaccin, disponible ici.
    De plus, un système de surveillance européen spécial a été mis en place, via notamment un formulaire en ligne en cas d’apparition d’effet secondaire. Il est disponible sur le site de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) qui analysera et partagera les résultats et données collectées afin d’intervenir si un signal d’alerte éventuel est détecté.

Plus d'informations ?

Pour plus d’informations sur la vaccination, vous pouvez consulter les sites suivants :

Vos réponses sur le vaccin avec le Docteur Pascal Pierre (janvier 2021)

Pourquoi se faire vacciner ? Tout le monde doit-il se faire vacciner ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Comment le vaccin a-t-il pu être conçu dans un délai si court ? 

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

De quoi le vaccin nous protège-t-il ? Qu'en est-il des effets secondaires ? 

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Quels sont les différents vaccins ? Quels sont les risques liés au vaccin à ARN ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

Comment se déroule concrètement la vaccination ? Pourquoi doit-on avoir deux doses du vaccin ?

Vidéo informative réalisée avec le Dr Pascal Pierre, hématologue dans les hôpitaux Vivalia d’Arlon et Libramont, visant à répondre aux principales interrogations sur le vaccin.

En cas d'urgence

112 : Urgences médicales
100 : Pompiers
101 : Police fédérale
105 : Croix-Rouge
070 245 245 : Centre Anti-Poisons

  • Donnez l'adresse exacte où les services de secours doivent se rendre
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  • Restez calme et suivez les instructions de l'opérateur