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Le Covid 19 a-t-il un impact – et lequel – sur les personnes souffrant d’arthrose ?

11 janvier 2022

Le Covid 19 a-t-il un impact – et lequel – sur les personnes souffrant d’arthrose ?

C’est l’une des questions au cœur de la vaste enquête « Stop-Arthrose » qui a été menée en Belgique et en France à l’initiative de la Fondation Arthrose présidée par son fondateur, le professeur Yves HENROTIN, Chef de service de kinésithérapie à l’hôpital Vivalia de Marche, et l’AFLAR (Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale).

Pour rappel, l’arthrose est une maladie dégénérative des articulations qui touche 13,1% des belges et qui a de graves répercussions sur la santé et la qualité de vie.

Plus de 3400 personnes ont répondu à cette enquête en ligne lancée en septembre 2019. Leurs réponses montrent que c’est le confinement strict lié au virus qui a entraîné une dégradation de l’état général des patients et de leur moral, avec une aggravation des symptômes. Pour le Pr Yves Henrotin, « cela peut s’expliquer par le fait que les patients bougeaient moins, entretenaient moins de relations sociales, avaient changé leur style de vie, en mangeant plus, en consommant plus d’alcool et en fumant plus de tabac. Ils ont ainsi augmenté les facteurs de risque de l’arthrose. ».

Ce constat confirme les répercussions, induites par le confinement, de la sédentarité sur les patients et conforte l’idée du premier traitement de l’arthrose : il faut BOUGER de manière adaptée. Le Pr Yves Henrotin martèle le message principal : « l’activité physique est le meilleur traitement de la douleur arthrosique : éviter la kinésiophobie (peur du mouvement) pour rompre le cercle vicieux de l’inactivité ».

La 2ème édition de cette enquête « Stop-Arthrose » montre également un immobilisme dans la prise en charge des patients arthrosiques. Ainsi, depuis la première enquête datant de 2013, il n’y a eu que peu d’innovations dans la prise en charge de la maladie et de ses traitements mais il existe, néanmoins, une combinaison de traitements pharmacologiques et non-pharmacologiques, avec une approche personnalisée qui permet de soulager efficacement les patients. Autres constats, sur la qualité de vie des malades : près de 9 patients sur 10 souffrent de douleurs, 7 sur 10 connaissent des problèmes de sommeil alors que l’impact sur leur vie sociale est très important également, ce qui contribue à une mauvaise image de soi pour 64% des patients.

Il est donc urgent de progresser pour mieux prendre en charge la douleur invalidante dans l’arthrose conclut cette étude. Pour le Pr Yves Henrotin et Céline Mathy, administratrice déléguée de la Fondation Arthrose et Psychologue travaillant à l'Ecole du dos de l'hôpital de Marche, « l’émergence de l’arthrose est fondamentale pour provoquer enfin des changements, lutter contre les préjugés, diffuser l’information vers les patients, mais aussi vers les médecins ».

Découvrez plus de détails sur l'enquête, en cliquant ici !

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