Hysteroscopie

Qu’est-ce qu’une hystéroscopie opératoire?

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui permet une visualisation directe de la cavité utérine associée au traitement de certaines pathologies par les voies naturelles. Cette technique consiste à introduire par le col utérin une caméra (hystéroscope) et un instrument opératoire.

Hysteroscopie

Quelles en sont les principales indications?

• L’ablation d’un polype utérin (polypectomie)

• L’ablation d’un fibrome utérin (myomectomie)

• La levée d’adhérences (synéchies utérines)

• L’ablation de la muqueuse utérine (endométrectomie)

• La résection d’une cloison utérine (utérus cloisonné)

• L’agrandissement de la cavité utérine

• L’évacuation de résidus de fausses couches ou placentaires

• Le retrait d’un stérilet, ...

Comment se passe l’opération?

L’hystéroscopie opératoire est une intervention courante et bien maîtrisée dont le déroulement est simple dans la majorité des cas.

Lorsque les secrétaires de la pré hospitalisation vous contacteront, elles vous donneront un RDV avec l’anesthésiste.  L’opération est en effet souvent réalisée sous anesthésie générale.

Il est important d’être à jeun à partir de minuit. Etre à jeun signifie ne pas boire, ne pas manger et  ne pas fumer, sinon l’intervention risque d’être annulée.

Dans la toute grande majorité des cas vous serez hospitalisée le matin même de l’intervention à l’hôpital de jour.

 

Pendant l’intervention :

Après mise en place d’un spéculum et dilatation du col utérin, une optique est introduite et un liquide est injecté pour permettre la visualisation de la cavité utérine. La pathologie intracavitaire est alors traitée à l’aide d’instruments spécifiques.

Après l’intervention :

L’intervention n’est habituellement pas douloureuse. Parfois, dans les heures ou les jours qui suivent l’intervention, apparaissent des douleurs ressemblant aux douleurs de règles.

Un saignement vaginal modéré est banal dans le mois qui suit l’opération.

En fonction de l’acte réalisé, vos règles peuvent être fortement diminuées en intensité, voire absentes. Si nécessaire, un stérilet ou un produit anti-adhérentiel peut être mis en place en fin de procédure.

Après la sortie :

Une activité physique normale peut être reprise rapidement.

Il est préférable d’attendre l’arrêt des saignements pour reprendre des bains ou une activité sexuelle.

Après votre retour à domicile, si des douleurs, des saignements importants, des  vomissements, de la fièvre, une douleur dans les mollets ou toute autre anomalie apparaissent, il est indispensable d’en informer votre médecin.

Quels sont les risques ou inconvénients ?

Comme chaque intervention chirurgicale, l’hystéroscopie opératoire comporte certains risques. Ces risques sont rares :

Une perforation utérine dont le risque principal est de blesser des organes avoisinants. Il est parfois nécessaire de réaliser durant la même anesthésie une coelioscopie afin de vérifier l’intégrité des différents organes. Dans certains cas, l’hystéroscopie peut être interrompue.

Le passage de liquide dans les vaisseaux sanguins ou dans la cavité abdominale en cas de perforation. Une atteinte neurologique liée à un passage intravasculaire important du liquide d’irrigation: céphalées, troubles visuels, troubles respiratoires, et cardiovasculaires.

Un risque d’hémorragie, lié à une déchirure du col utérin ou à une perforation utérine pouvant nécessiter une ré-intervention.

Un risque d’infection, se manifestant par des pertes vaginales malodorantes, une douleur pelvienne et/ou de la fièvre

Une infection urinaire peut apparaître dans les suites de l’intervention. Elle se traite par la prise d’antibiotiques.

La survenue, après l’intervention, d’adhérences des parois utérines (synéchies) est possible. Ces adhérences peuvent être secondaire à tout traumatisme de la cavité utérine et entraîner une infertilité. Il existe des produits qui peuvent réduire ce risque d’adhérence, remboursés dans certains cas. Votre médecin peut vous fournir des informations à ce sujet.

En cas de fibrome de taille importante, il est parfois nécessaire de réaliser l’intervention en plusieurs temps.

Cette fiche à destination des patientes a été réalisée avec l’aide du GGOLFB (groupement des gynécologues obstétriciens belges francophones) et du CNGOF (collège national des gynécologues obstétriciens français).

 

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